IA & humain comptabilité

Facteurs de production complémentaires : l’IA au service de l’acquisition et la rétention de talents

Le turnover est un sujet très sensible dans les cabinets d’expertise comptable et d’audit. Dans une étude menée en 2020 par FED Finance, on peut lire que “80% des collaborateurs estiment qu’aucune action n’a été menée au sein de leur structure pour limiter les départs”, alors que côté dirigeants de cabinets, 75% d’entre eux estiment avoir mis en place des actions. Face à cela, les cabinets adoptent 2 stratégies : 

  • assumer leur turnover et focaliser sa stratégie RH sur l’acquisition et la formation de masse ;
  • miser sur l’acquisition de talents spécifiques et fidéliser leurs meilleurs éléments

Dans cet article, nous vous expliquons dans quelle mesure les nouveaux outils à disposition des collaborateurs peuvent être mis au service de la rétention de talent.

Pourquoi un tel turnover ?

Dans les faits, les collaborateurs comptables effectuent un nombre de tâches répétitives et chronophages qui représentent jusqu’à 60% de leur temps de travail. Pour cette raison, ils sont amenés à effectuer des heures supplémentaires lorsque le volume de travail s’intensifie avec la période fiscale. De plus, les éditeurs d’outils traditionnels n’ont pas été soumis à une forte concurrence les incitant à innover.

Les outils présents sur le marché n’offrent donc pas encore un confort d’utilisation comparable aux applications du quotidien telles que Waze, Uber, Facebook…

Enfin, les tâches qui stimulent le plus les collaborateurs (accompagnement, financement, optimisation …) passent au second rang derrière les tâches préliminaires nécessaires mais chronophages de récupération de pièces, de saisie et d’archivage. Le cumul de la pénibilité, de la répétition des tâches, de l’absence d’ergonomie des outils de travail et la frustration de ne pas avoir de temps à consacrer aux tâches stimulantes sont des sources de démotivations qui poussent les collaborateurs à démissionner.

Substitution VS complémentarité

Les précédentes révolutions industrielles ont considérablement modifié les procédés de production. Dans le secteur industriel, l’introduction de nouveaux outils de production a permis de générer des gains de productivité (les ouvriers produisent plus) et de rentabilité, (l’unité marginale produite coûte de moins en moins cher à l’entrepreneur). Du point de vue du salarié, il s’agit d’une véritable révolution des conditions de travail. La pénibilité au travail a considérablement décru avec la démocratisation des machines-outils.

De la fin du 19è siècle jusqu’au début du 21è siècle, la mécanisation des tâches a suscité beaucoup de débats autour de la substitution du facteur travail (l’humain) par le facteur capital (la machine). Par exemple, le secteur agricole qui représentait 50% des emplois en 1890 n’en représente plus que 10% au 21è siècle. Dans la profession comptable, les collaborateurs jouent un rôle que la machine ne peut endosser : celui d’exercer leur jugement professionnel.

En effet, autant un robot peut répliquer, s’entraîner et prédire un schéma comptable, autant il relève du collaborateur d’arbitrer en l’activation de dépense ou non selon la stratégie financière de son client. La comptabilité est un langage au service de la confiance et de la transparence économique. Il est constamment renouvelé en fonction des évolutions économiques et sociétales (ex IFRS16).

En ce sens, le jugement professionnel et donc l’humain occupera toujours une place dans le processus d’élaboration des états financiers. Par conséquent, les comptables et les robots sont complémentaires.

Les Fintechs au service de la rétention des talents

L’écosystème Fintech permet aux dirigeants de cabinets d’agir dans le quotidien de leurs collaborateurs et ainsi leur offrir un confort de travail qui soit à la hauteur de leurs exigences. En effet, des récupérateurs automatiques de pièces aux outils de mise en paiement en passant par la pré-production comptable, les nouvelles technologies permettent aux collaborateurs de gagner du temps et du confort dans la réalisation de leurs tâches quotidiennes.

En plus du confort d’utilisation, elles offrent un gain de temps que le collaborateur peut mettre au profit de :

  • la revue de ses dossiers et donc la qualité de service rendu
  • la focalisation sur les estimations comptables (PRC, dépréciations, présentation de l’annexe …) 
  • la réalisation de missions d’accompagnements autrefois impossibles à proposer par manque de temps ou de ressource

En s’équipant d’outils performants, les dirigeants améliorent donc le bien être au travail de leurs salariés et maîtrisent leur turnover.

En synthèse, les dirigeants de cabinets, grâces aux Fintechs comme Chaintrust peuvent promettre à leur salarié un meilleur confort de travail. Elles ouvrent la voie à de nouvelles missions créatrices de valeur qui sont plus gratifiantes pour le collaborateur. Les cabinets qui amorcent dès aujourd’hui leur transition numérique bénéficient d’un avantage comparatif leur permettant d’attirer par ailleurs les meilleurs talents. C’est un point de vue que partagent certains cabinets comme le souligne Rudy BOUKHRIS dans son témoignage.

Vous aussi, prenez le contrôle sur votre turnover et libérez vos collaborateurs en implémentant Chaintrust dans votre cabinet.