Economie de fonctionnalité : La place de l’expert-comptable dans un environnement full SaaS

L’entrée en vigueur de la norme IFRS 16 en 2019 a suscité beaucoup de débats, notamment autour de la lecture de l’EBITDA et surtout de l’interprétation dans le cadre de contrat d’un an à tacite reconduction. Mais si le régulateur international l’a mise en place c’était pour mieux interpréter la réalité économique des entreprises : celle de l’économie de fonctionnalité.

En effet, les entreprises deviennent de moins en moins propriétaires de leurs outils de production pour les louer auprès de sociétés qui peuvent les mettre à disposition. Du photocopieur au parc automobile en passant par les PC portables, l’espace de stockage ou encore les logiciels, quasiment tous les facteurs de production existent en location financement.

Alors que les particuliers commandent sur Ubereats, planifient leur trajet sur Waze et réservent leur billet d’avion sur Misterfly, les entreprises louent leur voiture sur Free2Move, optimisent leur stockage et leur calcul avec AWS et collaborent sur Slack. Au carrefour de toutes ces plateformes B2B SaaS, l’expert-comptable doit trouver son rôle.

L’économie de fonctionnalité : quésaco ?

Dans un modèle d’économie de fonctionnalité, les consommateurs renoncent à leur droit de propriété au profit de plus de flexibilité, notamment au niveau du financement. Les formules de LLD (location longue durée) ou de LOA (location avec option d’achat) proposées par les sociétés de leasing illustrent parfaitement ce modèle. Les clients peuvent utiliser leur bien comme s’ils en étaient propriétaires et au terme du contrat, ils peuvent le restituer à son bailleur. Cela est d’autant plus vrai que le financement se simplifie grandement avec les options d’achat fractionnées qui diminuent le coût d’acquisition (Alma, Pledg…).

Dans cette configuration, le bailleur propriétaire du bien offre également l’assurance, la maintenance, la mise à niveau etc. Dans le cas spécifique des modèles SaaS, un éditeur de logiciel met à disposition un outil clef en main, disponible n’importe où, tout le temps, depuis n’importe quel appareil (any time, any where, any device – ATAWAD). 

C’est par ailleurs le glissement des Capex (capital expenditure – immobilisations) vers les Opex (operational expenditure – charges d’exploitation) qui a conduit l’IASB à se saisir du sujet de l’économie de fonctionnalité et de proposer la norme IFRS16. En effet, dans leur vision “substance over form” (ou préemption de réalité économique sur la forme juridique) les entités exploitant des biens de production en location financement doivent les sortir de l’EBITDA pour les réinsérer à l’actif.

Et l’expert-comptable, dans tout ça ?

Dans ce contexte de “SaaSisation” des entreprises, nous observons 2 opportunités majeures pour les experts-comptables. D’une part, la possibilité de mieux capter les flux d’informations. En effet, dans sa mission d’élaboration des états financiers, il lui est nécessaire de capter le maximum d’informations sur l’entreprise afin de construire les états financiers les plus fidèles possibles à la réalité économique de l’entité. Les modèles SaaS permettent de répondre à un besoin de transparence et d’autonomie dans la collecte d’information par le cabinet. De plus, la quasi-totalité des outils permettent des connexions en API ouverte facilitant la capture de l’information par un tiers de confiance.

D’autre part, les cabinets comptables ont leur rôle à jouer dans la transition numérique de leur client. L’avantage quand on est expert-comptable c’est qu’on peut observer des pratiques et comparer les résultats entre ses différents clients. Il est ainsi possible d’identifier les meilleures pratiques pour les modéliser et les proposer à ses clients. En ce sens, l’expert-comptable occupe une place de choix dans la transformation numérique et peut devenir un conseiller et facilitateur dans l’intégration de nouveaux outils chez ses clients.

Une « SaaSisation » poussée à l’extrême, ça ressemble à quoi ?

Par exemple, chez Chaintrust, les employés :

  • prennent soin d’eux avec Alan ;
  • planifient avec Calendly ;
  • apprennent sur Dataquest ;
  • recrutent sur HappyCab ;
  • collaborent sur Notion ;
  • échangent sur Slack ; 
  • déjeunent grâce à Swile ;

Le service financier : 

  • se simplifie la vie avec Chaintrust ;
  • recouvre à l’aide de GoCardLess ; 
  • dépense avec Moondcard ;

L’équipe commerciale :

  • communique via LinkedIn ;
  • vous suit avec Pipedrive ;
  • envoie de nos nouvelles avec Sendinblue ;
  • recueil vos témoignages sur Truspilot ;
  • apprend à vous connaître avec Typeform ;

Le pôle Tech :

  • fait ses super calculs à l’aide d’AWS ;
  • interroge les banques via Bankin ;
  • fluidifie avec CircleCI ;
  • porte un nom grâce à Gandi ; 
  • se coordonne avec à Github ; 
  • s’est construit avec Heroku ;
  • surveille à l’aide de Papertrail ; 

Bref, chez Chaintrust, nous ne possédons aucune licence, aucun outil en propre (sauf le nôtre bien sûr), simplement du savoir-faire hors pair que nous allions aux meilleurs outils du marché pour vous proposer une qualité de service inégalable. C’est aussi ça la force de l’environnement SaaS aujourd’hui.

Confiez votre saisie comptable à Chaintrust et prenez le temps de découvrir l’univers du SaaS pour mieux le proposer à vos clients.