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Comptabilité : Entre macroéconomie et théorie des organisations

Les métiers de la comptabilité restent très obscurs pour le commun des mortels. Le comptable parle fiscalité, fiche de paie, gestion de patrimoine, saisie comptable

C’est probablement cet aspect pluridisciplinaire qui perturbe les professionnels du chiffre eux-mêmes qui tentent de se positionner et cherchent parfois le sens à donner à leur métier.

Nous le rappelions précédemment avec humour : la comptabilité ce n’est pas simplement « mettre des chiffres dans des cases ».

S’il doit maitriser tout ce qui a trait à la finance d’entreprise, c’est parce que son rôle est de s’assurer que les comptes qu’il produit donnent une image fidèle de l’entreprise.

Mais pourquoi autant d’exigence au sein de ce métier ? Quel est finalement l’intérêt d’avoir des comptes sincères et réguliers ?

La réponse se trouve quelque part entre l’économie et les théories managériales des organisations.

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Le comptable intervient dans le circuit économique comme le garant de l’information financière. Par la production des états financiers des différentes organisations (entreprises privées, associations, collectivités publiques, banques …), il atteste que l’information financière est fiable à son niveau le plus brut, avant interprétation et manipulation par les différents acteurs du marché.

Rappelons que l’organisation se définit comme « un ensemble de moyens structurés constituant une unité de coordination en vue d’atteindre un ensemble d’objectifs partagés par les membres participants ».  L’entreprise privée qui compose la principale clientèle des experts-comptables (environ 2,5m) est caractérisée par :

  • Un ensemble de personnes (ou groupement humain structuré)
  • La production de biens et/ou services marchands
  • L’utilisation de ressources limitées (facteurs de production) : matérielles, naturelles, humaines, financières, informationnelles.
  • Un but lucratif (maximisation du profit)

Dans le cadre de son développement, l’entreprise embauche du personnel, souscrit des emprunts bancaires, lève des fonds, paye ses impôts, rémunère ses gérants, etc. Dans un souci de performance, elle sera également amenée à sous-traiter en faisant appel à des prestataires plus performant et plus compétitif dans la réalisation de certaines tâches. C’est ainsi qu’un certain nombre d’acteurs deviennent stakeholders (partie prenante) d’une entreprise. Du fait des droits et des obligations qui les lient, ils transforment la vie des affaires en un véritable nœud de contrat.

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Au milieu de toutes ses parties prenantes, la profession comptable se positionne comme garant la transparence sur les marchés, et permet ainsi de maintenir un certain niveau de confiance entre les acteurs. La financiarisation de l’économie a renforcé la nécessité d’avoir une comptabilité de qualité. En sa qualité de tiers de confiance, l’expert-comptable joue un rôle essentiel entre l’entreprise, les administrations publiques, les salariés, les régulateurs de marchés et les investisseurs (banques, actionnaires …) et s’étend aujourd’hui jusqu’aux organismes de surveillances avec les dispositifs LAB (lutte anti-blanchiment).

En définitive, donner une place de choix aux experts-comptables dans la relance post-covid c’est miser sur une reprise basée sur la confiance. En plus d’avoir assuré leur rôle de « médecin-conseil » lors de la crise, les cabinets préparent leur monde d’après où le conseil et l’accompagnement seront au cœur de leurs prestations.

Dans cette optique, Chaintrust est devenu un partenaire de choix dans l’automatisation de la production de l’information financière de qualité.

écrit par Léopold Wenger