comptabilité de trésorerie comptabilité dengagement

Comptabilité de trésorerie VS comptabilité d’engagement : quelle différence et pourquoi ?

Le code de commerce permet à certaines entreprises de tenir leurs états financiers sous la forme d’une comptabilité de trésorerie. Cette option n’est accessible qu’aux entreprises soumises au régime des BIC (négociants, artisans…) ou aux BNC (professions libérales n’entrant pas dans le champ des BIC), ne dépassant pas un certain niveau de chiffre d’affaires.

Si la comptabilité de trésorerie s’apparente comme une solution simple et confortable, elle ne permet pas de lire les états financiers de façon aussi riche qu’en comptabilité d’engagement. Aussi, quel serait l’intérêt d’opter pour l’un ou l’autre ? Quelles sont les différences fondamentales entre « cash accounting » et « accrual accounting » ?

Comment c’est fait ?

La comptabilité de trésorerie est une méthodologie de tenue de compte qui consiste à attribuer une nature de dépense à chaque transaction bancaire dans sa comptabilité. Elle consiste donc à traduire le relevé bancaire en écritures comptables.

Quant à la comptabilité d’engagement, il s’agit d’un procédé qui se base sur la date de fait générateur. Cette approche a pour but de convertir une pièce comptable (facture, Z de caisse, avis d’échéance …) en une transaction comptable.

En définitive, la différence fondamentale entre les 2 méthodologies reste la date de reconnaissance en comptabilité :

  • Tandis que l’un se base sur le jour de décaissement/encaissement en banque
  • L’autre se base sur la date de fait générateur inscrite sur la pièce de référence.

Comment ça marche ?

Tenir une comptabilité de trésorerie se faisait traditionnellement sur la base du relevé bancaire papier. Puis les ERP et les banques ont commencé à proposer des systèmes d’import de banque sous Excel. En 2021, avec l’ouverture des API et la démocratisation des services de scrapping bancaire, la comptabilité de trésorerie n’a jamais été aussi simple :

  1. L’entrepreneur scrappe sa banque
  2. Il labellise les transactions
  3. Il obtient une comptabilité à jour
  4. Conséquence pour le cabinet : il peut permettre à son client d’être proactif dans la saisie et surtout de passer plus de temps sur l’accompagnement, le conseil et l’optimisation de la structure financière de son client.

En matière de comptabilité d’engagement, les contraintes sont (très) différentes. Traduire une pièce comptable en écriture relève d’une analyse tridimensionnelle très qualitative impliquant :

  1. Le schéma comptable applicable
  2. L’entité dont on tient les comptes
  3. Le contexte de la transaction caractérisé par :
    • La nature de la transaction (achat/vente)
    • Le sens de l’opération (facture/avoir)
    • Le partenaire commercial (client/fournisseur)
    • L’objet de l’échange (description du bien et/ou du service)
    • Le montant (charge courante/actif immobilisable)

À quoi ça sert ?

Opter pour une comptabilité de trésorerie est une décision de gestion qui permet d’avoir :

  • Une facilité de construction et d’interprétation des états financiers (comptabilité = compte en banque)
  • Un gain de temps et donc de coûts pour l’entrepreneur

Toutefois, elle pose les problèmes suivants que la comptabilité d’engagement permet de résoudre :

  • Avoir une image fidèle de la réalité économique de son entreprise
  • Mieux appréhender son BFR (délais de paiement fournisseur, problèmes de recouvrements clients …)

Conscient de ces enjeux, Chaintrust cherche à vous offrir le confort et la facilité d’une comptabilité de trésorerie tout en bénéficiant de la richesse d’information de la comptabilité d’engagement. L’objectif étant de réunir les 2 en automatisant la saisie des factures (accrual accounting) et en la rapprochant automatiquement avec les transactions bancaires scrappées depuis votre banque (cash accounting).

A noter toutefois que l’on tienne une comptabilité d’engagement ou de trésorerie, on ne se contente pas simplement de « mettre des chiffres dans des cases ». En fait, il existe une multitude d’autres tâches administratives et financières de déclarations, construction de l’information, interprétation d’indicateurs, définition des ressources à allouer pour atteindre les objectifs visés … qui sont des activités connexes à la comptabilité.

Le end game  de l’automatisation de la saisie comptable n’est pas la substitution mais la libération des tâches rébarbatives pour se concentrer sur ses activités connexes à plus forte valeur ajoutée.

Libérez-vous de la surcharge de la période fiscale en confiant votre saisie à Chaintrust.

écrit par Léopold Wenger