[3/3] Facture électronique : La nouvelle mue de la comptabilité façon BigData

En 2020, malgré le Covid, ce sont près de 220.637 mouvements aériens qui ont été enregistrés à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle et 1,6 millions de tonnes de marchandises qui y ont transitées (contre quasiment 500.000 mouvements et 2 millions de tonnes en 2019). A l’échelle mondiale, les volumes sont tels qu’il a fallu structurer cette donnée de masse autour d’un organisme agrégateur : l’IATA (International Air Transport Association). Les flux sont centralisés autour de 2 plateformes principales : le CASS qui centralise les flux de Fret (notamment pour les logisticiens et les douanes) et le BSP qui centralise les flux de ventes de billets pour transport de personnes.

A l’instar de la billetterie dans l’aviation civil, le monde de la facturation B2B au sein duquel s’échangent chaque année en France près de 2,5 milliards de factures pour un PIB de 2 302 milliards d’euros, ne fait que s’adapter à ces enjeux de Big Data en adoptant un modèle d’économie de plateforme.

Une obligation réglementaire au service de la digitalisation

Le nouveau cadre de transmission de facture imposé par la loi de finance nécessitera de fait une digitalisation accélérée des services financiers d’entreprises et des cabinets de gestion pour répondre aux exigences de la facture électronique. La crise sanitaire a déjà été un accélérateur de numérisation des cabinets. Aujourd’hui, ce sont plus de 80% des cabinets qui sont en cours d’élaboration d’une stratégie digitale (dématérialisation, automatisation, organisation des tâches …). Le projet de la facture électronique nécessite une parfaite fluidité de la circulation de l’information. Par la force des choses, les nombreux outils métiers finiront donc par être tous interopérables entre eux, favorisant ainsi l’interconnexion des solutions au sein de l’écosystème comptable pour inciter leur implémentation dans les cabinets.

Le renforcement de la performance financière

Le temps dégagé par ce nouveau système sera au service de la performance financière des entreprises. En effet, les collaborateurs bénéficieront d’un recentrage métier axé sur le suivi du BFR et son optimisation. Le temps humain sera focalisé sur du prévisionnel, du recouvrement, de la construction et du suivi de KPI pertinents. De plus, l’interaction permanente et instantanée des plateformes de facturation offrira une parfaite visibilité des dettes et créances courantes. Il n’y aura plus d’oubli de client facturé, d’erreur de TVA ou de FNP non prévue dans les comptes : l’exhaustivité de l’information financière au niveau de l’EBITDA sera garantie par ce nouveau système.

Les autres externalités liées à la facture électronique

Dans une moindre mesure, la facture électronique permettra d’améliorer certaines performances de l’entreprise. En matière de contrôle interne, les flux de factures seront sécurisés grâce à la transmission de plateformes certifiées. L’intervention humaine sera de plus en plus restreinte dans les tâches d’édition, de transmission, de comptabilisation et de déclaration permettant de limiter le risque d’erreur. Par ailleurs, avec les engagements de neutralités carbones et les démarches ESG, les services financiers entreront dans l’ère du quasi 0 papier avec la dématérialisation des flux de factures. Enfin, la transmission de factures par l’intermédiaire de plateforme annonce une refonte des relations commerciales entre les entreprises. A l’ère du e-invoicing, ce ne seront plus des humains qui adressent des dettes et des créances, mais des plateformes.

Avec près de 2,5 Mds de factures émises chaque année en France, le système de facturation électronique va révolutionner la façon de communiquer et de traiter la donnée financière. La saisie des opérations courantes d’achats et de ventes sera préremplie dès l’édition de la facture et archivée sur des bases de données d’e-facturing et de e-reporting. Avec cette étape, la comptabilité entrera dans l’ère d’un Big Data davantage standardisé, concentré et avec des flux mieux maîtrisés. 

Au cœur des flux comptables depuis maintenant 3ans, Chaintrust entend accompagner les entreprises par l’intermédiaire de leurs experts-comptables dans cette nouvelle façon de construire et de déclarer l’information financière. Pour cela, en plus de l’automatisation de votre saisie, nous vous proposons un service d’édition de facture conforme aux attentes de la loi de finance pour 2023.